Le projet aurifère Fontana, localisé à une dizaine de kilomètres au nord-est d’Amos, pourrait être prochainement relancé, mais cette fois par une société d’exploration privée. Et difficile de savoir de quoi il en retournera.

Le projet Fontana a fait l’objet de plusieurs forages sporadiques entre 1945 et 1991. Les trous avaient rapporté des teneurs en or dont les valeurs les plus impressionnantes avaient affiché des valeurs allant jusqu’à 58,4 grammes d’or par tonne de minerai sur une épaisseur de 1,8 mètre et 114,0 g/T sur 0,9 mètre.

Forte de ces résultats, la société junior Tres-Or Resources, basée à Vancouver, avait annoncé, en mars 2018, son intention de poursuivre les forages amorcés en décembre 2017 et qui avaient rapporté des teneurs variant de 10,1 à 46,1 g/T sur des épaisseurs allant de 0,5 à 1,0 mètre. Des difficultés financières l’ont cependant freinée dans ses ardeurs.

Jusqu’à 6 M $

Le 11 juin 2019, Tres-Or a annoncé la signature d’une entente avec la société d’exploration privée Kiboko Exploration afin de faire de nouveau avancer les travaux sur Fontana.

En vertu de l’entente, Kiboko pourrait acquérir un intérêt initial de 65 % dans le projet en échange du versement de 1 M $ à Tres-Or et de la réalisation d’un rapport technique qui établira une ressource minérale égale ou supérieure à 1 million d’onces d’or présumées ou d’investissements en travaux sur la propriété totalisant 4 M $. Kiboko sera également l’opérateur attitré pour tous les travaux.

Par la suite, Kiboko disposera de trois options: fusionner avec Tres-Or, développer un partenariat ou devenir propriétaire de 95 % des intérêts dans le projet Fontana en échange de 2 M $ supplémentaires en dépenses d’exploration et la réalisation d’une évaluation économique préliminaire.

Qui est Kiboko?

Difficile, cependant, de déterminer avec précision de quoi il en retournera par rapport aux travaux futurs. En effet, là où Tres-Or est une société cotée en bourse, Kiboko, elle, est une société d’exploration privée avare de détails sur ses activités. Tout au plus, son site internet mentionne que ses fondateurs ont aidé à réunir «des centaines de millions de dollars américains en capital pour des projets d’exploration et d’exploitation minière dans le monde entier».

Le Registraire des entreprises du Québec indique, pour sa part, que la société s’est officiellement constituée le 2 mai 2019 en Colombie-Britannique et que son siège social est à Vancouver. Son président est Jeremy Link, qui a œuvré au sein de plusieurs sociétés de capital et sociétés minières, parmi lesquelles Alamos Gold, où il a occupé le poste de directeur des relations avec les investisseurs pendant deux ans.

Source : L'Éclat

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